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« Cancer du sein : de nouvelles modalités de dépistage ciblé »
Par ONP | Lu 1991 fois | Mar 20 mai 2014 15:28
Cancer du sein
Cancer du sein

Sandrine Cabut observe dans Le Monde que de nombreux facteurs ont t accuss de favoriser les cancers du sein, mais le niveau de preuve est variable, de mme que l'excs de risque associ. La journaliste indique ainsi que la Haute autorit de sant publie un volumineux rapport pour faire le tri, et proposer un dpistage spcifique en fonction des facteurs de risque les plus pertinents.


Sandrine Cabut note que la HAS a rpertori et analys 69 facteurs de risque, et en a retenu 4 justifiant d'un dpistage spcifique : antcdents personnels de cancer du sein ou de carcinome canalaire in situ (un stade trs prcoce de cancer du sein) ; antcdents de radiothrapie thoracique haute dose ; certains cas d' antcdents familiaux de cancer du sein (sans mutation des gnes BRCA1 ou BRCA2 identifie dans la famille) et antcdents de certaines lsions du sein (hyperplasie canalaire ou lobulaire atypique, carcinome lobulaire in situ).


La journaliste prcise que pour les femmes ayant dj souffert d'un cancer du sein ou d'un carcinome canalaire in situ, la HAS recommande un examen clinique tous les 6 mois pendant 2 ans puis annuellement. Elle prconise aussi une mammographie annuelle, ventuellement associe, selon ses rsultats, une chographie.
Sandrine Cabut souligne que ce texte n'aborde pas deux facteurs de risque important. Dune part, le cas des femmes prsentant une mutation gntique BRCA, pour lesquelles les recommandations sont en cours d'actualisation sous la responsabilit de l'Institut national du Cancer. Dautre part, la question de la pertinence dun dpistage organis chez les femmes plus jeunes (40 49 ans) et chez celles de plus de 74 ans est tudie part (publication prvue fin 2014).


La journaliste explique en outre quaprs examen de la littrature, les experts ont dans un premier temps cart un certain nombre de paramtres o le niveau de risque est peu lev ou insuffisamment argument pour justifier un dpistage particulier. Par exemple, l'hypothse selon laquelle les soutien-gorge armature ou ajustement serr favoriserait les cancers du sein n'est soutenue par aucune tude scientifique. De mme, concernant le rle dltre des dodorants, peu de rsultats existent et ils sont contradictoires estime la HAS.


Sandrine Cabut ajoute quaucune surveillance radiologique spcifique n'est recommande pour les femmes avec un traitement hormonal de la mnopause , puis remarque que face aux critiques rcurrentes du programme de dpistage organis, concernant son efficacit en regard de ses risques (notamment surdiagnostic, irradiation), la HAS rappelle que le surdiagnostic est unanimement reconnu mais inhrent toute procdure de dpistage.
Quant au bnfice, la HAS estime que 150 300 dcs par cancer du sein seraient vits pour 100.000 femmes participant rgulirement au programme actuel de dpistage pendant 7 10 ans,
conclut la journaliste.
Le Parisien retient pour sa part quen plus du dpistage organis du cancer du sein pour toutes les femmes ges de 50 74 ans, les femmes haut risque de moins de 50 ans devraient pouvoir bnficier d'un dpistage renforc et plus systmatique.


Le journal souligne ainsi que le cancer du sein est le cancer le plus frquent chez les femmes, avec 48.700 nouveaux cas et 11.800 dcs estims en 2012, selon des statistiques de l'Institut National du cancer. Si prs de la moiti des cas surviennent chez des femmes de plus de 65 ans, prs de 11.000 ont t diagnostiqus l'an dernier chez des patientes de moins de 50 ans, prsentant gnralement des facteurs de risques particuliers, notamment des antcdents familiaux.
Le Parisien ajoute que la HAS a, par ailleurs, rappel l'intrt du dpistage organis du cancer du sein pour toutes les femmes ge de 50 74 ans, en dpit d'une polmique rcurrente sur l'intrt de ce dpistage mis en place en France en 2004.


La HAS remarque ainsi quen l'tat actuel des connaissances, il n'est pas possible de prdire l'volution d'une lsion cancreuse au moment o elle est dpiste. C'est pourquoi il est propos, par prcaution, de traiter l'ensemble des cancers dtects. Sources: Le Monde , Le Parisien

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